Le rugby (XV ou XIII) est un sport de collisions : plaquages, percussions balle en main, rucks, mêlées, sprints répétés… Une question se pose :
Pour mieux performer en match, vaut-il mieux être très fort (force max) ou très explosif (force-vitesse) ?
Une revue systématique avec méta-analyse s’est penchée sur cette question, en regardant le lien entre ces qualités physiques et les statistiques de match (KPI).
Les auteurs se sont intéressés à plusieurs indicateurs clés de performance (KPI) en match, par exemple :
Force maximale
C’est la capacité à produire le plus de force possible, en général avec des charges lourdes et des vitesses lentes. Exemple typique : le 1RM squat (squat le plus lourd possible sur une répétition).
Force-vitesse / « explosivité »
Ce sont les actions réalisées sans charge ou avec une faible charge (jusqu’à environ 60 % du poids de corps), où l’on cherche surtout à aller le plus vite possible : sauts verticaux avec contre-mouvement (CMJ), sauts en contrebas (drop jumps) et autres exercices de plyométrie.
Les deux qualités sont importantes… mais laquelle est la plus liée aux performances de match ?
Les auteurs ont :
Pour tout ce qui touche aux plaquages, la tendance est claire : plus un joueur est fort en force maximale (souvent mesurée par le squat lourd), meilleurs sont ses KPI de plaquage (plus de plaquages efficaces, moins de plaquages ratés).
Cela colle bien avec la biomécanique du plaquage : il faut produire et maintenir des forces importantes pendant plusieurs secondes pour changer l’élan de l’adversaire. Dans ce registre, la force maximale joue un rôle central.
Un autre résultat important de la méta-analyse : les joueurs les plus forts en force maximale ont tendance à faire moins d’erreurs de main (en-avants, ballons lâchés, pertes de balle au contact, etc.) que ceux qui misent surtout sur l’explosivité.
La force maximale semble aider à :
Pour les ballons portés et les percussions balle en main (hit-ups) : quand il s’agit de charges frontales, d’impacts et de mètres gagnés après contact, la force maximale semble prendre l’avantage.
En revanche, lorsque le ballon porté implique davantage de jeu de course, d’appuis, d’évitement et de passes, la force-vitesse gagne en importance.
Pour les franchissements de ligne, la méta-analyse ne retrouve pas de gagnant clair entre force maximale et force-vitesse. Ce KPI est très multifactoriel : parfois on franchit en cassant un plaquage (force, puissance au contact), parfois en jouant sur la vitesse, les appuis, le décalage créé par les passes ou la lecture du jeu.
En résumé, pour les franchissements, la musculation reste un support, mais la différence ne se joue pas uniquement entre force maximale et force vitesse.
Les résultats de cette méta-analyse suggèrent :
Sources :
Notre engagement à vos cotés commence dès votre prise de RDV et se poursuit après le soin.
À travers le blog, vous retrouverez des informations claires et honnêtes pour agir de manière éclairée pour votre santé ou celle de vos proches.
Vous souhaitez prendre rendez-vous avec un·e ostéopathe à Grenoble ?
| Cookie | Durée | Description |
|---|---|---|
| cookielawinfo-checkbox-analytics | 11 months | Ce cookie est défini par le plugin GDPR Cookie Consent. Le cookie est utilisé pour stocker le consentement de l'utilisateur pour les cookies dans la catégorie "Analytics". |
| cookielawinfo-checkbox-necessary | 11 months | Ce cookie est défini par le plugin GDPR Cookie Consent. Les cookies sont utilisés pour stocker le consentement de l'utilisateur pour les cookies dans la catégorie "Nécessaire". |
| viewed_cookie_policy | 11 months | Le cookie est défini par le plugin GDPR Cookie Consent et est utilisé pour stocker si l'utilisateur a consenti ou non à l'utilisation de cookies. Il ne stocke aucune donnée personnelle. |